Wallès Kotra , destin d’un insulaire.

Pour cet épisode, j’ai le grand bonheur de vous faire partager une conversation pleine de sagesse insulaire avec Wallès Kotra.

« Le destin d’un insulaire c’est de partir … »

Originaire d’une petite île en Nouvelle-Calédonie, Tiga, Wallès Kotra est un journaliste, un homme de télévisions, un auteur de documentaires, il a également publié trois ouvrages d’entretiens. Engagé au sein du Centre Culturel Jean-Marie Tjibaou,  fondateur du FIFO (Festival International du Film documentaire Océanien), Wallès est homme de parole, au sens le plus noble qu’il soit, mais c’est également un homme de projets.

« Dans le monde Kanak, la parole est un acte »

Curieux et d’une édifiante humilité, c’est de son insularité qu’il puise son extraordinaire humanisme et une vision du monde optimiste. De Tiga à Paris, avec plusieurs aller-retours vers la Nouvelle Calédonie, Wallès contribue au travers de ses paroles et de ses actes à rendre l’Océanie visible.

J’ai la chance immense de côtoyer Walles Kotra depuis 10 ans grâce au FIFO. A ses cotés, j’ai réalisé que j’étais océanienne, profondément insulaire, et insatiablement curieuse de l’autre … J’ai compris que c’est notre fragilité que nous puisons notre force et notre résilience millénaire. Avec Heremoana Maamaatuaiahutapu, Wallès Kotra est ‘mon père spirituel’, et je partage avec eux cet amour immense pour mon île, à qui je veux rendre tout ce que je lui dois. J’ai un profond respect pour leur engagement, et je leur suis reconnaissante d’avoir éveiller une conscience qui sommeillait en moi.

Vous l’aurez compris, c’était un honneur pour moi de pouvoir faire cette interview avec Wallès, et si cette interview est l’une des plus courte que j’ai réalisée c’est aussi l’une des plus intenses.

C’est donc avec un grand plaisir que je vous invite à partager cet entretien inspirant et plein de bienveillance avec Wallès Kotra.

« Je dis des mots qui ne meurent jamais »

Issue d’un entretien avec Nidoïsh Naisseline

#11 Titaua Porcher

Titaua, du mythe au théâtre …

Titaua Porcher est maître de conférences en littératures française et francophone à l’université́ de la Polynésie française où elle travaille notamment sur la littérature océanienne. Elle est également l’auteur d’une pièce de théâtre, Hina Maui et compagnie, qui a reçu le prix Amopa décerné par les lycéens polynésiens.

Sa pièce est une réinterprétation du mythe de Hina et de l’anguille, l’une des histoires les plus connues en Polynésie. Elle transpose dans un univers moderne des figures de la mythologie locale, en abordant en filigrane des problématiques contemporaines, notamment la protection de l’environnement ou les relations intergénérationnelles.  L’œuvre a été mise en scène récemment, et pour le moment jouée une seule fois, mais Titaua travaille avec sa troupe pour pouvoir la présenter à nouveau, notamment pour le public scolaire.

Bien que passionnée de théâtre cette expérience a été une grande première pour Titaua puisqu’elle a également réalisé la mise en scène de la pièce, et ainsi découvert la direction d’acteurs et les aléas liés aux spectacles. Au travers de notre conversation, nous avons également évoqué ses travaux à l’université, mais également la place du théâtre dans la vie culturelle polynésienne, et le renouveau qui semble s’amorcer.

Je ne connaissais pas Titaua, mais notre rencontre a été pour moi une heureuse évidence, tant je me suis sentie en phase avec son approche moderne de la culture et sa transposition des mythes polynésiens dans un univers contemporain.

Titaua est une polynésienne d’aujourd’hui, passionnée, bienveillante, plurielle et je vous invite à découvrir cette très belle personnalité qui j’en suis certaine nous réservera encore de belles aventures artistiques dans les années à venir.

#9 Kanaky

Un artiste à contre-courant

De l’art de rue, en passant par la sérigraphie et l’art des autocollants, Kanaky est venu à la production artistique par une voie détournée, à contre-courant des voies classiques de la création…

Kanaky a grandi en Nouvelle Calédonie (d’où le pseudonyme) et très tôt il se passionne pour le skate-boards et la sérigraphie … Curieux, il en apprend petit à petit les rudiments, voyage, et se lance dans la production d’autocollants et de t-shirts. Inspiré par l’art urbain et le monde du surf, il combine avec passion et talent plusieurs techniques et supports, tout en cultivant un second degré rafraichissant et authentique.

J’ai pris beaucoup de plaisir à évoquer avec lui les sources de son inspiration, sa passion de voyage, son rapport à l’identité et aux œuvres, aux images et sa gestion vertueuse des déchets qu’il produit. J’ai été impressionnée aussi par sa patience, par le coté laborieux de ses productions, et son détachement serein vis à vis de la notoriété et du ‘statut’ et la posture artistique.

A plus d’un titre, c’est un artiste qui atypique, qui produit ses œuvres avec sérieux et une nuance d’humour, et surtout qui y met du sens sans y mettre de l’égo.

 Je vous invite donc à écouter cette conversation inspirante avec Kanaky , un artiste à découvrir définitivement à contre-courant.

#8 Mareva Leu

De la phramacologie au Heiva, parcours d’une passionnée.

 

Pour ce nouvel épisode, nous changeons d’univers créatif avec une interview de Mareva Leu, où nous parlerons de son parcours atypique et de ses multiples casquettes culturelles. Mareva est docteur en pharmacologie, mais par goût et par passion, elle s’est réorientée vers le monde culturel, et participe activement aux activités de Littérama’ohi, du FIFO et de la revue annuelle Matareva, consacrée au Heiva i Tahiti

Nous parlons ensemble de sa passion pour le Heiva, mais également de littérature, d’écriture, de culture, mais de sciences également au travers de la pharmacologie. Même si Mareva affirme que son parcours n’a rien d’extraordinaire, bien au contraire les multiples sujets pour lesquels elle se passionne dévoile une âme curieuse, volontaire et surtout une très grande aptitude au partage.

Au travers de notre entretien, ce sont donc d’autres facettes de la créativité et du monde culturels polynésiens que nous abordons. Nous évoquons aussi la difficulté d’écrire et du temps nécessaire au processus créatif.

C’est donc avec grand plaisir que je partage avec vous cette conversation atypique avec Mareva Leu.

#7 Cronos.

Des rues de Papeete à Amsterdam, parcours d’un jeune polynésien ancré dans son temps.

Cronos est un artiste que l’on croise partout dans les rues de Papeete, sans même savoir qui il est. Il expose en galerie, produit et collabore à la scène du street art local, a fondé une marque de textile éponyme. Il est partout, et en même temps, on le voit très peu, il dévoile en fait peu de choses de son identité. 

Lorsqu’on le rencontre, on est assez étonné, tant son apparence et son discours sont très loin des clichés de l’art urbain. Cronos est un jeune polynésien curieux, et qui petit à petit s’est mis au dessin, puis au graffiti, puis au street art… Son univers est à la fois inspiré par l’art urbain californien, mais avec une touche polynésienne, avec un brin de dérision et de seconds degrés.

Cronos cultive une certaine simplicité, dans sa pratique artistique, mais aussi dans son discours, et au travers de son parcours, on sent une certaine fluidité dans sa pratique. De sa première exposition personnelle a sa participation à Amsterdam à une grande exposition à l’étranger, il a franchi les étapes petit à petit, sans trop se poser de question. Il est en fait très représentatif de cette génération d’artistes autodidactes, qui s’inspirent de la rue, mais restent aussi en éveil, très connectés, et surtout toujours à l’affût des nouveautés et des tendances via internet.

 Au travers de son parcours, Cronos nous démontre une fois de plus qu’avec un minimum de passion et beaucoup de travail, rien n’est impossible. Il a donc fait le choix de suivre sa passion, en touchant à tout, avec jubilation et talent.

Je vous invite donc à écouter notre conversation, qui je l’espère, vous donnera envie de découvrir l’univers du street art polynésien.

Pour retrouver l’artiste : https://cronosartwork.com

# 6 Louis Devienne

Quand passion et travail deviennent peinture, ou le parcours d’un artiste qui aime la lumière .

« J’aime la couleur et j’aime les choses simples »

Pour ce podcast, j’ai eu le plaisir de recevoir Louis Devienne, artiste peintre depuis 30 ans à Tahiti. Je suis particulièrement heureuse de cette interview, car malgré sa notoriété et ses succès, Louis s’exprime assez peu dans les médias, j’étais donc touchée qu’il accepte mon invitation. Ayant déjà eu quelques passionnantes conversations avec lui, je connaissais sa franchise et je savais que notre échange risquait d’être intense.

« Je ne suis pas un bohémien, je suis sensible au travail, à la réflexion et à la vision sur le long terme » 

Au final, cette conversation sans concessions est également un vrai cadeau pour tous ceux qui s’intéressent à l’art et au processus créatif. L’artiste partage avec nous « son élan », ses méthodes de travail, ses techniques mais également son pragmatisme.

 « Ta pensée tu dois la saisir »

Je savais que pour la préparation de ses expositions annuelles Louis était en phase de travail intense, mais je n’imaginais pas la dimension phénoménale de cette implication totale.  On découvre donc une force de caractère peu commune, et un homme absolument investit par son travail, capable d’effacer plus de la moitié de ses toiles pour ne garder que le meilleur.

« J’aime la couleur et j’aime les choses simples »

Louis Devienne aime la Polynésie et sa lumière. L’artiste évoque « ses bleus, ses verts », et cette lumière qu’il travaille inlassablement.  C’est ainsi qu’il s’exprime, dans cette quête de lumière et de couleurs, au travers de ces scènes polynésiennes qu’il interprète avec une infinie douceur. Des peintures comme une caresse, faites ‘ à la main’, sans pinceaux, en contact directe.

« Le plaisir se voit »

Vous l’entendrez, Louis Devienne est sincère, honnête. C’est aussi un travailleur acharné qui a mis du temps à trouver son médium et qui prône une vision à long terme du travail artistique, pour lui un artiste se fait avec le temps, et avec la maitrise. Il n’y a donc pas de place pour le hasard, seul compte pour lui l’implication totale.

Je dois préciser qu’après notre conversation, j’ai beaucoup réfléchi, à ma pratique notamment. Cette interview m’a donné envie de jeter certaine de mes toiles, mais cela m’a également donné envie de peindre, de vivre à nouveau ce plaisir total de la peinture que Louis évoque avec tant de ferveur.

Je vous invite donc à écouter cette passionnante conversation, qui je l’espère vous donnera l’envie furieuse de créer.

« La maitrise de la technique permet la liberté »

Pour retrouver l’artiste :

Les toiles de Louis Devienne sont régulièrement exposées à la Galerie du Chevalet.

Vous pouvez également suivre son travail via sa Page Louis Devienne

#5 Alexander Lee

De Mahina à New York, le parcours d’un artiste polynésien  en questionnement perpétuel.

L’imaginaire nous nourrit

Pour cet épisode, j’ai le plaisir de recevoir Alexander Lee, un artiste polynésien au parcours atypique. J’avais particulièrement envie de faire cette interview avec lui pour découvrir comment un jeune garçon qui a grandi a Mahina et que rien ne prédestinait à l’art a pu participer à des expositions d’art contemporain à New York et en Europe.

 Le Salon  Vue partielle de l’installation 
 Te atua vahine mana ra o Pere (The Great Goddess Pere) - L’ Aube où les Fauves viennent se désaltérer 2017
 Installation à la Biennale de Honolulu

Au travers de notre entretien on comprend qu’Alexander est en perpétuellement questionnement, de lui-même, de ses origines, du monde qui l’entoure et c’est très probablement la clé de son parcours, avec un certain sens de l’humour et du second degrés.

Jackson Pollock est la Miss Tahiti de l’amérique

Il y a surtout chez Alexander une forme de détermination qui force le respect, et l’on sent qu’il a dû se battre pour arriver petit à petit à finir ses études et tracer son chemin.

Ainsi que vous le découvrirez dans l’interview, j’ai eu au final un petit peu de mal à retracer son parcours avec Alexander après ses études mais je vous invite à découvrir son parcours de façon plus exhaustive sur son site.

Si ce point m’interpelle, non  pas pour dresser un parcours type pour accéder à des expositions internationales, mais plutôt pour insister sur le chemin qui lui aura fallu parcourir pour arriver à cette reconnaissance de son travail. La dimension des œuvres produites, souvent des installations, demande par ailleurs un travail d’atelier et de coordination dont on ne perçoit pas à priori l’importance mais qui est une composante déterminante de ce type de production.

 Alexander Lee
Nō taua tīruvi ra (A cause du Déluge - Because of the Flood) 2019
Installation au CAC -Centre d’Art Contemporain de Vilnius, Lithuanie
Acrylic sur mur 500 x 4200 cm


Ainsi que l’évoque la diversité des œuvres que nous évoquons au cours de l’interview, l’approche et le concept sont pour chaque création totalement spécifiques et produisent des œuvres aussi gigantesque les disciplines Room , Installations au MHKA – Musée d’Art Contemporain d’Anvers ou la glace Café, pain , beurre crée pour l’exposition d’Orama Studio au Musée de Tahiti.

Alexander Lee Discipline Room - Vue partielle de l’installation 
 TE FANAU’A ’UNA ’UNA’ NĀ TE TUMU - THE SENTINELS  2017
 Installation au MHKA - Musée d’Art Contemporain d’Anvers.

Un parcours riche, diversifié, parfois déroutant mais que l’on ressent sincère et surtout un brin idéaliste … Ainsi qu’il le dit au cours de l’interview, Alexander a gardé son émerveillement du petit garçon, et ça le rend terriblement authentique.

Je vous invite donc à découvrir le parcours d’un tahitien d’origine modeste et qui a réussi à conquérir New-York, et sa très belle leçon : si l’on croit en ses rêves, rien n’est impossible.

Air Tahiti Nui brandmark 2018
 Utilisé avec l’aimable authorisation de Air Tahiti Nui

#2-Te mau parau

Te mau parau , une expérience mêlant écris et peinture.

Il y a environ deux mois j’ai décidé d’entamer une nouvelle démarche afin de partager mon cheminement créatif différemment, à la recherche d’un média qui me permettrait de présenter mon travail sans forcément devoir être dans un processus d’exposition conventionnelle.  De ce besoin sont nés mon blog et le podcast ‘Tahitian Talk’, et cette idée de ‘ fragments et traces’ à partager autour de ma peinture. J’ai eu plus de mal à finaliser le projet d’écriture qui était pourtant mon objectif de base. C’est toujours un peu plus délicat de parler de soi, sans tomber dans l’égocentrisme total, et si je prends beaucoup de plaisir à interviewer mes invités pour le podcast, il m’a fallu plus d’introspection pour trouver un fil du partage de mon processus créatif.

Sur la vingtaine de tableau dont j’ai choisi de parler, il a fallu d’abord choisir par où commencer… Choix chronologiques ? thématiques ? par matières ? par expositions ?  J’ai finalement décidé de suivre mon inspiration du moment, et de commencer par deux aquarelles réalisées en 2013 pour l’exposition Te Mau Parau, qui était ma première exposition à la galerie Winkler.

Cette exposition s’est construite autour d’un fil conducteur que j’avais envie d’explorer depuis longtemps, le mélange de l’écrit et de la peinture,  de la graphie et de la couleur, l’accord des symboles et des motifs. J’ai commencé par découper et coller des pages d’un livre que j’avais en double (Tahiti aux temps anciens … tout un symbole) et à retravailler les collages à l’aquarelle, médium que j’utilisais en fait assez peu. Assez rapidement, j’ai eu envie de poursuivre les expériences, mais en travaillant avec des textes non plus imprimés mais écrits, et si possible par leurs auteurs.

J’ai eu la chance de convaincre des 4 auteures d’écrire pour moi, sur papier ou sur toiles. Chantal Spitz, Rai Chaze, Ari’irau et Michèle de Chazeaux m’ont ainsi prêté leurs mots. Le rendu a été passionnant pour moi, à la fois très diverse en fonction des graphies de chacune, mais aussi de ce que m’inspirais les textes. Malgré la diversité des expressions, l’ensemble avait une certaine unité. Pour compléter l’expérience, j’ai également sollicité un grapheur et une amie dont l’écriture me plaisait particulièrement.

Ce fût également l’occasion picturale pour moi de travailler différemment. J’avais envie d’une palette ocre, terre de sienne, brune, que m’offrait plus aisément l’aquarelle. Cela m’a aussi conduite à être dans un registre plus dessiné, plus figuratif parfois, à être plus dans la minutie, et moins dans le geste  ou les contrastes. Ces rencontres m’ont poussées à sortir de mes acquis, ce qui était précisément ce dont j’avais besoin à ce moment particulier de mon parcours personnel et artistique.

 Avec le recul, je me rends compte que j’ai eu besoin à chacune de mes expositions de sortir des registres que j’avais exploré auparavant. Consciemment ou pas. Cela explique la grande diversité apparente des œuvres que j’ai récupérées il y a quelques semaines à la galerie Winkler. Mais, comme je l’écrivais alors, je retrouve une unité dans la production globale, notamment au travers des techniques de collage de papiers que j’affectionne dans ma production, ou l’utilisation récurrente de motifs et symboles polynésiens. Mais je dois dire que ce renouvellement fréquent, notamment de ma palette ou des médiums, a souvent décontenancés ceux qui suivaient mon travail. Rester dans les mêmes registres donne un certain confort, pour l’artiste et son public ; en sortir, c’est accepter une mise en danger et une remise en question permanente. C’est aussi s’ouvrir a d’autres possibles, et surtout, c’est éviter la routine, et l’ennui.

J’ai donc beaucoup de gratitude envers les auteures qui ont partagé avec moi cette expérience, et qui ont repoussés mon champ des possibles.  Au final, il ne me reste que deux aquarelles sur la quinzaine d’oeuvres alors produites sur cette thématique. Elles ont une résonnance particulière pour moi. J’espère pouvoir renouveler ce type d’expérience bientôt. J’aime le partage et l’échange, c’est un des leitmotivs de ma vie. J’aime être confrontée à l’expression de l’autre, j’aime questionner mes propres limites.

Je suis d’ailleurs revenu ces derniers temps au travail du papier et de l’aquarelle, sans vraiment de perspectives particulières, mais en écrivant ces lignes, je me rends compte que c’est un champ possible pour renouveler ce mélange d’écrits et de peintures. Ce n’était donc peut-être pas un hasard si mon envie de partage des fragments de ma peinture s’est portée d’abord sur ces deux aquarelles, traces d’un moment essentiel.

#4 Teva Victor

Révélation d’un sculpteur autodidacte et passionné

Ces pierres viennent du cœur de la terre. Elles sont chargées de son énergie.

Pour cet épisode, je vous propose une rencontre avec Teva Victor, sculpteur, originaire de Bora-Bora et qui partage avec nous sa passion pour le travail de la pierre et son rapport fusionnel à la nature. Je dois dire que j’ai été particulièrement touchée par la sincérité de Teva, par son humilité mais aussi par sa franchise.

Au travers de cette interview, Teva nous parle de son besoin de créer, de la nature qu’il respecte, de son enfance passée sur un motu à Bora-Bora, et de son père également, dont  l’on devine l’influence. Teva nous livre donc son parcours d’autodidacte, son rapport à la création en se dévoilant sans fausse pudeur lorsqu’il parle de ses succès ou de ses doutes lors de sa première exposition. 

Les sculptures de Teva sont imprégnées de spiritualité et au travers de notre entretien il évoque son émerveillement constant  pour les forces de la nature, comment il choisit les pierres qu’il sculpte, et il détaille avec force et justesse son processus de création.

 Nous avons également évoqué au fil de la conversation d’autres aspects de sa créativité, notamment au travers des costumes qu’il crée et réalise avec beaucoup de sérieux, ou le dessin , qui a toujours fait partie de sa vie, encouragé par son père.

L’environnement est également très présent au cours de l’entretien, et l’on sent l’engagement profond de Teva, à la fois dans son processus créatif, mais dans sa vie au quotidien.

J’adore quand l’œuvre est plus grande que soi et que nous sommes remis à notre juste place.

Je vous invite donc à découvrir l’univers de Teva Victor, un artiste engagé,  sincère, et touche à tout.

Pour retrouver Teva : www.tevavictor.com 

#3 Cécile Baquey

Genèse du documentaire ‘ A’a, la Joconde de la Polynésie Française ’.

Pour ce podcast je vous propose une rencontre avec Cécile Baquet, journaliste, et réalisatrice du documentaire ‘ A’a, la Joconde de la Polynésie Française’. Pour réaliser ce 52 minutes, elle s’est investie avec passion pendant 2 ans, en allant au bout d’elle même, jusqu’à l’épuisement. Ayant été interviewée par Cécile à plusieurs reprises pour les besoins du film, j’avais été impressionnée dès notre première rencontre par sa ténacité, et par son envie de réaliser son projet , qui tournait presque à l’obsession.

J’ai donc profité de mon séjour à Paris pour la rencontrer et connaître ses motivations, et la genèse de ce  documentaire. Pour connaître assez bien le monde de la réalisation, je sais que la réalisation est un processus complexe, avec notamment des contraintes financières fortes. C’est aussi souvent une expérience intense,  physiquement et moralement éprouvante, et le témoignage de Cécile confirme que cette première réalisation d’un 52 minutes fût une aventure, dans tous les sens du terme.

Ainsi que vous le découvrirez au travers de notre échange, que ce soit pour son parcours de journaliste ou pour son expérience en tant que réalisatrice, Cécile est une passionnée, capable de traverser l’Océan en pirogue avec Fa’afaite ou de poursuivre ses protagonistes jusqu’à Londres pour faire aboutir ses sujets. Comme elle le souligne, il faut pour réaliser être capable de sortir de sa zone de confort et vaincre ses timidités. Cela demande évidemment une force de caractère et une ténacité qui force le respect. Pour l’avoir expérimenté, il est difficile de dire non à quelqu’un d’aussi passionné.

Je vous invite donc à découvrir la genèse du documentaire ‘ A’a, la Joconde de la Polynésie Française’, et le parcours de cette femme souriante, attachante, et déterminée.   

Liens évoqués dans l’épisode  MoJo Fa’afaite , Reportage A’a

Pour en savoir plus sur A’a : La divinité , la sculpture

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#2 Tahia Cambet

J’ai profité d’un séjour à Paris pour rencontrer Tahia Cambet, jeune et talentueuse danseuse, qui dirige également une école de ori tahiti et anime plusieurs workshops en France et à l’étranger.

J’ai rencontré Tahia il y a un an à Londres, et j’ai été très touchée par sa grâce, sa féminité, mais aussi par son professionnalisme malgré son jeune âge.  Elle y interprétait une chorégraphie avec Tuarii Tracqui, sur une musique de Vaiteani, très personnelle, et très différente de ce que l’on peut voir à Tahiti.

Tahia a un univers authentique, qui lui est propre, et que l’on ressent dans ses chorégraphies et son univers graphique et j’étais donc très intéressée de connaître un peu mieux son univers, son parcours et la genèse de la création de son école de danse à Paris.

Comme vous le découvrirez Tahia est une artiste, mais aussi une entrepreneuse.  Ellmultiplie les projets, et lance en octobre un site internet d’apprentissage en ligne de ori tahiti . C’est une danseuse, une chef d’entreprise, une créatrice, bref une jeune femme polynésienne d’aujourd’hui, inspirante, forte, et assez impressionnante je dois dire tant elle semble sûre d’elle malgré son jeune âge. Une assurance qui contraste d’ailleurs avec la grâce un peu mélancolique de ses créations.

Je vous invite donc à découvrir cette jeune polynésienne qui a fait le choix de construire sa carrière en France, avec passion, détermination, et une grâce très inspirante .

Pour retrouver l’univers de Tahia > Web site , Facebook , Instagram

#1 Hinatea Colombani

 ‘Fragments et conversations’ est un podcast dédié à la création, mais pas seulement. Mon objectif est de partager des rencontres, des expériences de vies, des moments de création, qui alimentent mes réflexions au quotidien.

J’ai eu envie d’ouvrir un podcast, d’abord parce que depuis quelques mois j’en écoute beaucoup et que je trouve ce média absolument formidable. Alors que l’on se plaint de plus en plus du manque de contenus, que l’on se lamente sur l’instantanéité un peu futile des réseaux sociaux, je suis absolument séduite par les podcasts, sans formatage, sans publicités qui nous permettent d’accéder à de tous types de sujets à volonté. J’ai par ailleurs la chance de croiser de multiples personnalités, enrichissantes, courageuses, inspirantes, et qui alimentent mon quotidien, et parfois ma création, même inconsciemment. J’ai donc eu envie de partager ces parcours, qui sont proches de moi, ou qui m’interpellent et m’inspirent. Cette démarche est certainement perfectible, quelque part c’est encore une façon de partager un processus créatif…


J’ai choisi de commencer ma série de podcast avec Hinatea Colombani car c’est un vrai personnage, positif et inspirant. Hinatea est une fonceuse, une femme décidée, et qui croit en ses rêves. Je l’ai rencontré il y a deux ans dans le cadre de mes fonctions au sein du Musée de Tahiti, car je cherchais des intervenants pour mettre en place des ateliers culturels. J’ai immédiatement séduit par la personnalité et le discours de Hinatea, qui est à la fois une rêveuse, mais aussi quelqu’un de très professionnel et de très ancrée dans le concret.  Un étrange mélange de douce folie et de pragmatisme, que son parcours que j’ai découvert pour ce podacst explique également.

 Hinatea fait partie de ces gens en quête permanente, c’est une créatrice à l’état pur, depuis que je la connais elle est toujours en train d’élaborer un nouvel atelier, un nouveau costume, un nouveau projet.

Elle a créé il y a 3 ans le centre Arioi à Papara, avec l’aide de son conjoint Moe, et comme vous le découvrirez en écoutant le podcast, il lui a fallu beaucoup de persévérance et de passion, et l’aide de sa communauté, pour concrétiser son rêve.

Le centre Arioi est un endroit magique … Tout d’abord pour les activités que l’on y propose, (le danse, mais aussi les percussions, l’horticulture, le ukulele, la cuisine) mais aussi par l’ambiance, familiale et positive qui est perceptible dès l’entrée. Au centre Arioi, on partage une vraie expérience, culturelle d’abord, mais aussi de vie en général, avec des valeurs tournées vers le partage, la découverte et l’écoute. C’est un lieu magique, et c’était donc important pour moi de le partager au travers de podcast. Je vous invite donc à rencontrer Hinatea, et vous courage vraiment à visiter le centre, qui est un vrai lieu de création et d’ouverture d’esprit.

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