E te Tumu nui

Le confinement me porte à mener les projets que j’ai commencés, ou à réaliser ceux  que j’avais toujours reportés. C’est comme une obligation morale d’utiliser ce temps qui nous est  imposée pour en faire quelque chose de positif, et si possible qui aide à envisager le monde différemment.

E te tumu nui- Huile sur toile- Mars 2020

Depuis l’enregistrement du Podcast avec Louis Devienne, je me suis mise à la peinture à l’huile. C’est un exercice nouveau, excitant, mais contraignant aussi. Je découvre la lumière de l’huile, mais aussi les temps de séchage, qui m’obligent à la patience, ce qui n’est pas vraiment dans mon tempérament. Si l’apprentissage est difficile, il est aussi gratifiant, et j’ai enfin terminé ma première (toute petite) huile.

Pour cette nouvelle expérience, je change de procédé, mais également de gammes de couleurs. L’huile me donne envie d’explorer les jaunes, les bleus, et la période renforce ce besoin de luminosité. Je ne sais pas  si à terme je poursuivrais avec cette palette ou si je reviendrai vers des couleurs plus neutres, mais pour le moment ce changement m’apporte une respiration salvatrice.

J’avais aussi envie de revenir à l’ajout d’écrits au sein de mes tableaux. C’est une expérience déjà tentée en 2014, et j’y reviens donc. Pour le moment, les textes sont issus de « Tahiti aux temps anciens » de Teuira Henry. Ils correspondent à un autre de mes projets du moment, autour des contes polynésiens. Mais j’espère à terme pouvoir également associer des auteurs polynésiens à cette recherche.

Te ‘uru- Huile sur carton entoilé- avril 2020

La période me donne l’envie, ou le besoin, de thèmes liés à la nature et aux notions de racines. J’espère, certainement naïvement, que nous saurons inventer un rapport nouveau à la nature et à notre place au sein d’elle. Un rapport empreint de sagesse ancestrale, d’équilibre, mais avec une approche qui serait contemporaine.

Toutes ces problématiques sont au centre de mes pensées du moment, et ma peinture est empreinte de ces préoccupations, et de ce combat bienveillant que je mène avec l’huile. Un apprentissage somme toute épanouissant.

D’ailleurs, j’apprends aussi, et c’est certainement grâce aux conseils de Louis Devienne, a lâcher prise, et a tout simplement effacer un tableau et le recommencer si je n’en suis pas complétement satisfaite. J’ai ainsi effacé Mata Ninamu, que j’aimais pourtant pour sa composition.

Mata ninamu – Huile désormais effacée 🙂

D’autres toiles sont en préparation. Je sais que le chemin sera encore long, mais j’en apprécie chaque étape… J’avais une exposition prévue fin avril à la Maison de La Culture, mais je ne sais pas si elle pourra être organisée finalement. D’ici là, nous aurons le temps d’inventer d’autres modes d’exposition …

Tarifs des toiles présentées , entre 25 000 xpf et 30 000 xpf .
Me contacter à miriamabono@gmail.com pour plus d’informations .

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